carte blanche #7.6

jeudi 22 février _ 20h30 _ souslespylônes

Le Mensonge du Singe par la compagnie du Phoenix

performance _ François Xavier Malingre
conseiller dramaturgique _ Fabrice Michel
texte et mise en espace _ Christophe Tostain
coproduction Théâtre de l’Archipel de Granville et Théâtre du Méga Pobec d’Évreux, soutiens de la Ville de Cormelles le Royal et de la Ville de Bayeux

Ce texte explore le quotidien d’un homme qui a dissous son identité dans une vie standardisée, uniformisée qu’il va tenter de bousculer, d’enrayer, de rompre dans sa monotonie. Peu à peu apparaît alors une étrangeté envahissante, fascinante et inquiétante.

C’est le monologue d’un homme aux identités multiples. Stanislas, Mickaël, Franck… Il ne sait pas, ne sait plus, s’interroge.
Il habite une zone pavillonnaire. Il y est égaré, échoué. Son intérieur est entouré de vide. À l’extérieur, toutes les maisons se ressemblent. Ce vide qui l’entoure semble le rassurer. Dans une faible lueur moite et poisseuse, il ne bouge pas.
Au commencement, il n’est animé que d’un long silence visiblement introspectif. Il cherche le commencement.
Il nous donne l’étrange sensation d’avoir déjà tout dit, de ne pouvoir dire quoi que ce soit de plus, de n’avoir rien à dire. C’est extrême. De bouger pour manifester son état de vivant, il en est un peu embarrassé. Il nous laisse l’impression d’une fausse culpabilité, celle d’être là.
Bien malgré lui, des mots dessinent sa bouche balbutiante. Il se décide à faire un voyage, sans bouger. Il se décide à marcher, sans bouger. Il se projette dans un futur proche où il sortirait de chez lui, de son pavillon blanc pour traverser le lotissement.
Son voyage mental nous entraîne alors dans les lacis de ses pensées. Ses mots se dévident en un mouvement extrêmement lent et continu. Le fil de ses paroles ne parvient pas à se situer dans le temps. D’une phrase à l’autre, il alterne le présent, le passé, le futur. Peu importe ; je suis le singe qui tisse une toile d’araignée nous dit-il plusieurs fois.
Il évoque sa difficulté d’être de ce monde, d’être dans ce monde, notre monde, celui des encore vivants.
Il évoque la rue, ses tentatives d’insertion professionnelle, son voisinage… Tout semble être la cause de son présent immobile.
Mais tout cela ne sont que des vacuités, des coques vides. Il y a bien autre chose qui existe. Un futur. Son futur ; celui qui va l’emmener à traverser une passerelle et à se retrouver de l’autre côté du périphérique qu’il nous dévoile
Comme un final, comme un mauvais feu d’artifice ; un projet radical, monstrueux et sans retour.

spectacle tout public
tarif au choix : 0€ – 5€ – 10€ – 20€
réservation conseillée au 02 33 45 67 99 ou par mail à contact@cie-dodeka.fr

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