alice a 17 ans

d’Isabelle Quantin 
création 2021

tout public
durée : 1h15

résumé

Alice a 17 ans aujourd’hui et elle est seule dans sa chambre, dans une quiétude pavillonnaire. Elle se confie à son journal intime : en conflit avec le monde entier, elle ne croît pas que les gens l’aiment. Alice est-elle une enfant gâtée ? Elle est surtout abîmée. Elle fait face à sa famille, amochée elle aussi. Elle devine bien que « l’esprit de famille » est une expression qui a du sens, mais elle ne le comprend pas. Son enfance n’apparaît pourtant pas malheureuse, ni compliquée. Mais Alice résiste. Elle résiste à son entourage et préfère partir découvrir le monde qu’elle ne connaît pas encore. Seule. Son meilleur ami l’a abandonnée, il faut qu’elle accepte ce deuil pour avancer, ou plutôt pour grandir. 
Alice est en colère, et personne ne lui dira qu’elle a tort. Alice choisit une route semée de rencontres particulières et de situations jusque là inconnues. Alice ne traverse pas un pays des merveilles, mais une nuit fantastique, entre rêve et réalité. Elle fait la connaissance de personnages nocturnes : le garçon au chapeau, la duchesse, Chester, le physionnomiste, la reine de la nuit. 
Alice grandit et sa perception du monde change avec elle. Ces personnages existent-ils vraiment ?

Extérieurs à cette aventure, deux protagonistes racontent par bribes leur amitié à travers l’enfance. Comme un trait d’union à ce qu’Alice est en train de quitter.

Ce texte aborde différentes thématiques : l’adolescence, la quête d’identité, le deuil. Alice est une adolescente comme les autres, mais chaque enfant grandit différemment. Ses difficultés à elle, on ne les devine pas immédiatement car elle vit plutôt bien au sein d’une famille unie, ne manque de rien, reçoit un ordinateur pour son anniversaire… On ne peut pas dire, comme ça, sur le papier, que la vie lui ait fait des crasses ! Mais Alice manque de certaines choses : de l’amour de sa maman et de la présence de son père notamment. Et puis, une personne lui manque plus que tout : Coco. Son meilleur ami la fuit et l’abandonne. C’est pour tenter de le retrouver qu’elle entame ce voyage initiatique à travers la ville, la nuit.

note d’intention

origines du projet
Raconter la douleur d’une enfance heureuse. J’ai relu Les Aventures dAlice au pays des merveilles il y a quelques années et j’ai trouvé dans cette histoire la douleur associée au bonheur. Cette quête de soi et des autres. Cette volonté de comprendre le monde et de l’expérimenter par la chute. Alice chute et se relève. Le temps a fait son œuvre et il ne s’agit pas ici d’une adaptation fidèle du conte de Lewis Caroll, mais d’une inspiration lointaine : celle d’une enfance heureuse rencontrant des obstacles. Alice chute et se relève. Souvent. Jusqu’à l’acceptation de ce qu’elle avait nié auparavant : grandir et dire au revoir à son enfance… 

la scénographie
Alice peine à dire au revoir à son enfance et souhaite la quitter dès que l’occasion se présente. Ainsi, l’espace scénique ressemble à un jeu, un peu abîmé, un peu délaissé, mais toujours là, dans un coin de la chambre d’enfant. Et gare à celui ou celle qui tenterait de le ranger, ou pire de le jeter !  Dans cette chambre réunissant les jouets délaissés de l’enfance, on trouve aussi une rue, une scène de cabaret, un abribus… Tout ce que les briques de notre enfance permettent de construire. Mais les briques sont démesurément grandes : Alice peut grandir à l’intérieur. 

le monde d’Alice, l’esthétique du spectacle 
Chaque protagoniste qu’Alice rencontre est représenté tel qu’elle l’imagine et non tel qu’il est vraiment. Par exemple, la tête du videur de boîte de nuit est celle d’un bulldog. La réalité est détournée par la perception d’Alice. La vérité est ailleurs. Une atmosphère suave et lente par moment, des images crues et violentes à d’autres, le tout sur un ton plutôt provocateur et drôle. L’univers sonore réunit La Jeune Fille et la Mort de Shubert et La Isla Bonita de Madonna. Le fantastique envahit le monde d’Alice, noir et pétillant. 
Seul endroit préservé par cette perversité ambiante : l’enfance d’Alice, représentée par Elle et Lui, insolents mais encore innocents, assis sur deux chaises d’arbitre, à regarder Alice s’enfoncer… 

dossier de production disponible sur demande

distribution
mise en scène . Isabelle Quantin
avec Loup Balthazar, Elsa Delmas et Samantha Le Bas (en alternance), Raphaël Deshogues, Vincent Poirier
costumes . Annaïg Le Cann
décor . Charles Altorffer, Mathieu Delangle
son . Amélie Polachowska
régie . Grégory Salles

production et diffusion . Lisa Coulon (06 87 71 17 74)
partenaires . Archipel – scène conventionnée de Granville (coproducteur), Halle ô Grains – Bayeux (coproducteur), théâtre municipal de Coutances – scène conventionnée (coproducteur), département de la Manche, communauté de communes Coutances Mer et Bocage

calendrier de production
automne 2021 . tournée de création à Coutances, Granville, Bayeux […]
octobre 2021 . résidence au théâtre municipal de Coutances (50)
août 2021 . résidence souslespylônes, Coutances (50)
mars 2021 . résidence à la Halle ô Grains, Bayeux (14)
septembre 2020 . résidence à l’Archipel, Granville (50)

[création graphique : Encore Bravo]