le principe d’archimède

de Josep Maria Miró
traduction de Laurent Gallardo
création 2019

propos
Un soir, un enfant confie à sa mère que Pierre, l’un des maîtres-nageurs, a embrassé sur la bouche son copain Alex.
Immédiatement, les parents se mobilisent pour dénoncer ce geste condamnable.

Un huis clos dans le vestiaire d’une piscine municipale : la directrice, deux maîtres-nageurs et un parent d’élève. Une rumeur se répand, les réseaux sociaux s’enflamment. Le public – placé en tri-frontal – est plongé au coeur de l’affaire. On suit avec suspens un flot de scènes dans lesquelles les personnages tentent vainement de s’amarrer à une vérité.

spectacle tout public à partir de 12 ans
durée : 1h20

intentions
En janvier 2018, j’ai proposé Le Principe d’Archimède dans le cadre de la saison des cartes blanches souslespylônes. L’environnement sonore si particulier d’une piscine me semble essentiel à la mise en abîme de ce texte. Amélie Polachowska a ainsi créé une bande sonore inquiétante qui se superpose au climat ambiant d’une piscine, accentuant ainsi la tension dramatique de la pièce. Cette carte blanche a aussi permis à l’équipe de s’interroger sur la scénographie future. Toute l’intrigue se passe dans un vestiaire. Nous nous sommes concentrés sur le dispositif scénique et la place du public dans ce dispositif. Pour cela, nous avons disposé deux petits gradins en angle droit, enfermant un peu plus les acteurs. Je voulais que le public ait la sensation d’être un témoin omniprésent de l’affaire, et qu’il soit, en quelque sorte, un voleur d’intime.

Le Principe d’Archimède, une critique de la société ?
Pendant une journée, Josep Maria Miró construit une histoire « à partir d’un fait dont on ne sait s’il a réellement eu lieu ». L’auteur questionne le spectateur, à la fois témoin et juge de la situation. Les personnages se réfugient derrière leurs certitudes, discutent, s’affrontent, se soutiennent, se ferment et finissent par perdre la confiance qu’ils ont de l’autre, dénonçant subitement leurs soi-disant dérives. Le maître-nageur devient en quelques heures un coupable indéfendable confronté à la vindicte populaire : les réseaux sociaux s’emballent, les langues se délient, les amalgames s’additionnent… On assiste à une prise à partie de l’opinion publique, à une condamnation d’un individu « non pas pour ce qu’il a fait mais pour ce qu’il aurait pu faire ». Au-delà de la pédophilie, Le Principe d’Archimède interroge sur « un modèle de société qui semble s’imposer en occident », qui s’enferme et se réfugie dans un rôle ultra-sécuritaire.

dossier disponible sur demande

équipe
mise en scène _ Vincent Poirier
avec _ Damien Avice, Pierre Delmotte, Isabelle Quantin, Nicolas Rivals, Vincent Poirier (en alternance)
scénographie _ Charles Altorffer
costumes et accessoires _ Annaïg Le Cann
création lumière _ Olivier Bourguignon
création sonore _ Amélie Polachowska
production et diffusion _ la compagnie Dodeka
coproduction _ TMC – scène conventionnée de Coutances, Archipel – scène conventionnée de Granville, ville de Bayeux
avec les soutiens du ministère de la culture – DRAC Normandie, du conseil régional de Normandie, du conseil départemental de la Manche et de la communauté de communes Coutances Mer et Bocage 

calendrier de création 2018/19
du 22 au 25 octobre _ résidence à l’Archipel, Granville (50)
du 16 au 24 janvier _ résidence à l’auditorium de Bayeux (14)
du 28 février au 5 mars _ résidence souslespylônes, Saint-Pierre-de-Coutances (50)
du 4 au 6 novembre _ résidence au TMC, Coutances

calendrier des représentations 2019/20
22 mars, 20h30 _ théâtre d’Avranches (50)
7 et 8 nov. (14h et 20h30) _ TMC – scène conventionnée de Coutances (50)
28 nov. (14h et 20h30) et 29 nov. (20h30),  _ Archipel – scène conventionnée de Granville (50)
3 déc. (20h30) _ théâtre des Miroirs, Cherbourg-en-Cotentin (50)
30 janv. (14h et 20h30) et 31 janv. (10h) _ Quai des Arts, Argentan (61)
7 fév. (10h et 18h) _ festival Graine de Mots, Bayeux (14)
juillet _ festival d’Avignon

dossier pédagogique
en construction